Des étoiles dans les spreads

L’annonce la semaine dernière d’un possible gouvernement italien formé par l’alliance contre nature entre le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue a provoqué une hausse magistrale des rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor à un niveau jamais atteint depuis novembre 2014,

Document 1 :

L’écart entre les rendements de ces mauvais bons à 10 ans du Trésor italien et ceux du Bund a atteint 190 points de base lundi (de la Pentecôte) 21,

Document 2 :

Les autres cochons de pays du Club Med, dont la France ont vu, eux-aussi, cet écart bondir,

Document 3 :

Ça eut été pire mais la situation peut très vite s’aggraver,

Document 4 :

En conséquence, beaucoup de banksters ont été obligés de récupérer 34,8 milliards d’euros qu’ils avaient précédemment déposés à la BCE,

Document 5 :

Des Etats déjà surendettés ont donc été obligés d’apporter… 38,8 milliards d’euros supplémentaires pour que les Marioles de la BCE puissent boucler leur bilan vendredi dernier 18 mai.

Ces Etats ont donc été obligés de déposer en tout… 376 milliards d’euros pour financer une partie de… leurs dettes acquise par la BCE !

Document 6 :

Cette histoire d’euro est vraiment une histoire de fous qui finira mal.
Ce que font les Marioles de la BCE et les dirigeants européens est inimaginable, inconcevable, impensable…

Au total, les Etats de la zone et les mystérieux et anonymes non-résidents (qui ne peuvent être que les titulaires de capitaux provenant de pays musulmans producteurs d’hydrocarbures) ont été obligés d’apporter 633 milliards d’euros aux Marioles de la BCE pour qu’ils puissent boucler leur bilan,

Document 7 :

L’écart entre les prêts et les achats de titres aux banksters et les disponibilités qu’ils déposent en retour à la BCE a atteint 417 milliards d’euros,

Document 8 :

Pour l’instant, tout va bien car les investisseurs américains sont focalisés sur les accords commerciaux avec la Chine mais tout peut basculer très rapidement, surtout à cause des risques de tsunami bancaire venant des banksters italiens qui peuvent tomber comme des dominos, mais il existe aussi d’autres risques ailleurs dans le monde qui peuvent avoir un effet déclencheur…

16 réflexions sur “Des étoiles dans les spreads”

  1. Mon Dieu, des Kapitaux des arabes, c’est du pétrole, donc du CO2, des gaz, des rejets…Ségo va nous revenir des glaces pour interdire cela. Non ?
    Je trouve que cette EU dépasse les espérances des USA. Si ça se termine pas en guerre faudra bien pendre qqs coupables….

    1. Oui probablement comme les autres chiffres. Vu la grosseur de l’engin, l’on peut citer le plus c’est gros plus ça passe. Nous ne manquons pas d’ordi ni de chiffres mais d’interprétation de ceux ci.

  2. J’ai entendu que le gouvernement italien menace de sortie de l’euro si on ne leur efface pas 250 milliards de dette.
    (les grecs ayant eu droit à 100 Milliards)
    Est-ce possible d’effacer ainsi de la dette ou ce serait l’arret de mort de cette monnaie inepte qu’est l’euro ?
    Quand je pense qu’asselineau le dit depuis dix ans déjà qu’il faut sortir de l’euro au plus vite
    Et si possible avant l’Italie, comme disait son collègue Vincent B. qui est justement un ancien de la BCE.

  3. Dette italienne : l’Europe face au spectre de la contagion.

    La politique en Italie est venue perturber les marchés. La dette italienne est chahutée et entraîne dans son sillage le Portugal et l’Espagne. Les craintes d’une extension à l’ensemble de la zone euro resurgissent.

    Le souvenir des turbulences de 2011 et de la redoutable mécanique de contagion de la crise de la dette refait surface. A l’origine de ces craintes, la situation politique en Italie où les deux grandes forces populistes se sont rapprochées pour former un gouvernement.

    Le programme commun du Mouvement 5 Etoiles (M5S) et de la Ligue du Nord contient tous les ingrédients (euroscepticisme, relâchement budgétaire…) pour rendre les marchés financiers nerveux. « Les écarts de taux entre l’Italie et l’Allemagne ont gagné 60 points de base depuis mardi dernier, ramenant l’écart au niveau de l’été dernier, témoigne Stéphane Déo chez LBPAM. Un an de resserrement a donc été effacé en une semaine. »

    Les Etats du Sud dans la tourmente

    Plus inquiétant, le mouvement de défiance a touché d’autres Etats de la zone euro. L’écart de taux entre l’Allemagne et le Portugal a pris 38 points de base sur la même période, tandis que la « prime de risque » de l’Espagne a grimpé de 26 points environ. « Le projet gouvernemental italien n’a pourtant aucune raison d’influer sur l’économie espagnole ou portugaise, analyse Stéphane Déo. Et dans une union monétaire « normale » les flux sortant d’Italie auraient dû se réinvestir dans les autres pays périphériques, et donc faire baisser leur taux. Là, il s’agit d’un mouvement global d’aversion au risque. »

    La Grèce pâtit également de la situation, avec des taux qui se sont violemment écartés. Par exemple, le taux à 10 ans pour les obligations de l’Etat grec vient d’atteindre 4,43 %. Mais c’est moins la corrélation avec l’Italie qui joue que la volatilité qui frappe les marchés obligataires. Les investisseurs se montrent moins prêts à miser sur la dette grecque si elle risque de perdre rapidement de la valeur. « Cette nervosité tombe mal alors qu’Athènes prépare sa sortie du plan d’aide qui se traduira par un recours plus important aux marchés à compter de l’été prochain », remarque Stéphane Déo.

    Un risque bancaire encore limité

    La hausse des taux italiens a immédiatement pesé sur les banques transalpines, et par ricochet sur la Bourse de Milan. Les banques et les sociétés de services aux collectivités – dont les actions sont considérées comme des quasi-obligations – y sont en effet surpondérées. La dette italienne étant très majoritairement détenue par des investisseurs domestiques, le mouvement a pour l’instant, épargné les établissements étrangers, ce qui est plutôt rassurant.

    Le plus important d’entre eux en termes de détention, BNP Paribas, arrive en sixième position avec une exposition quatre fois moindre que celle d’UniCredit, selon les estimations d’Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG. Plus surprenant, la Société de financement local (SFIL) figure elle aussi parmi les détenteurs de titres italiens. Il s’agit en fait d’un héritage de Dexia, dont elle a pris la suite.

    Autre source de contagion possible, le poids de l’Italie dans les indices obligataires européens pourrait tirer ces derniers vers le bas et donc pénaliser les autres Etats membres. La dette souveraine italienne est la plus importante d’Europe, et ses variations ont donc un impact significatif.

    Mais, pour spectaculaire qu’elle soit, la remontée récente des taux n’est pas encore suffisante pour faire basculer les indices. « Actuellement les taux italiens ont simplement retrouvé leur niveau de l’été dernier », souligne Stéphane Déo.

    Menaces sur la notation

    La situation pourrait aussi devenir plus tendue si les agences de notation venaient à dégrader la note de l’Italie, qui est déjà à deux crans de la catégorie « spéculative ». Il faudrait néanmoins un virage de politique économique très violent pour que les agences se prononcent avant la date de leur revue, fixées, selon les établissements, à l’été ou à l’automne prochain. Une telle dégradation déclencherait une vente forcée des titres détenus par des investisseurs institutionnels tenus de n’investir que dans des titres de la catégorie investissement.

    Un critère sera également très suivi part les marchés à moyen terme : celui d’une éventuelle dégradation de la valeur de la dette italienne utilisée en garantie dans les opérations de compensation.

    Un sujet qui peut paraître technique, mais qui a eu un effet amplificateur lors de la crise de la zone euro en 2011. Les banques avaient moins intérêt à utiliser cette dette et l’ont cédée, entraînant un cercle vicieux, puisque ces ventes en faisaient encore baisser la valeur. La dette française avait alors été prise dans cette spirale. Les marchés suivront donc l’évolution de ce critère avec beaucoup d’attention.

    Une BCE sans grande marge de manœuvre

    D’ores et déja, des voix se lèvent pour demander l’intervention de la Banque centrale européenne afin de limiter la casse. Mais elle ne dispose pas d’une grande marge de manoeuvre.

    « La BCE ne peut en effet détenir plus de 33 % des obligations d’un pays, et avec les achats liés à son QE, elle s’approche actuellement de ce plafond, explique Stéphane Déo. Et les mécanismes de sauvetage comme le Mécanisme européen de stabilité ou les Opérations monétaires sur titres (OMT) risqueraient d’être bien insuffisants si la solvabilité de l’Italie était en jeu. »

    Pour l’instant, le pire est loin d’être sûr, d’autant que le programme économique exact du futur gouvernement n’est pas encore connu. Mais le risque italien a créé une situation potentiellement explosive, qui pourrait très vite dégénérer.

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301704959792-dette-italienne-leurope-face-au-spectre-de-la-contagion-2177689.php

  4. La tête dans les étoiles… l’Italie ou l’euro, il faut choisir ses étoiles, rien ne va plus, les jeux sont faits ! Enfin…

    La DB lâche 10 000 des siens. Et la meccanos de la générale ? même plus un petit Kerviel en stock ?

    La France a une exposition de plus de 350 milliards à l’Italie… rien que ça.

  5. Mais il ne faut pas oublier que la plus grosse partie de la dette italienne est détenue par les italiens contrairement à la Grèce

  6. Doit on valider la GDPR pour Bercy ?
    A t’on encore des droits en France, ou ne reste t’il que des terroristes et des taxes ?

  7. Non JPC le spread n’est pas dans les étoiles mais dans le soleil.
    En effet avant hier je découvre le parfait synchronisme avec l’activité solaire et les crises et j’ai collé le diagramme de cet activé sur le courbe du spread le résultat est saisissant et confirme parfaitement vos analyses

    je n’arrive pas à copier ce beau tableau dans ce commentaire peut être par courriel il est scanné donc peut être trop de pixels

  8. Le poudré veut réformer la France avec fRance stratégie. C’est pas ces gens qui voulaient supprimer le droit de propriété ?
    Rendre l’Etat compétitif. Toujours ce vieux rêve communiste qui ne marche pas et ne marchera jamais. Il suffirait de supprimer des gros morceaux etatique et de rendre la liberté aux gens. Décidément l’économie c’est très simple. Cela dépasse ma compréhension quand des gens pourtant cultivés et intelligents ne comprennent pas la base la plus élémentaire. Qq’un pourrait il transmettre mon message ? 😉

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