Q€ : 1an et échec total

La politique monétaire menée par les Marioles de la BCE est un échec total mais ils persistent en l’aggravant, ce qui est incompréhensible pour toute personne sensée…

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics a dit Arthur, Laffer, ce qui signifie que la première préoccupation des autorités d’un pays est de veiller à ce qu’il n’y ait pas de bulle dans un des agrégats monétaires.
C’est une condition nécessaire pour que la croissance puisse se développer sur de bons fondamentaux.

Ainsi par exemple, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke et ses acolytes ont fait éclater l’hypertrophie de l’agrégat M3-M2 qui s’était développée surtout dans le secteur bancaire en remontant les taux de base de la Fed au-dessus des rendements des Notes à 10 ans, ce qui a fait éclater cette bulle en produisant par ailleurs des dommages collatéraux particulièrement importants, mais il était indispensable de restaurer de bons fondamentaux, en particulier pour que l’Amérique garde son leadership sur le Monde libre.

Evidemment, pour comprendre ces problèmes, il faut avoir une certaine culture monétariste, ce qui manque en Europe continentale.

La bulle en M1 dans la zone euro est gigantesque : de l’ordre de 5 000 milliards d’euros, ce qui correspond à quasiment la moitié du PIB annuel alors que la bulle en M3-M2 en 2008 n’était que de l’ordre de 500 milliards… seulement !

Il est possible de faire éclater une hypertrophie en M3-M2, ce qui a été fait dans une certaine douleur, mais il n’y a pas d’antériorité pour ce qui concerne une telle bulle en M1 et il est difficile d’imaginer une solution.

Donc, au mieux, la vieille Europe continentale continuera à survivre cahin-caha avec une croissance très faible, un désordre croissant, un chômage élevé, avec toujours le handicap d’une crise majeure mais avec des rendements de bons à 10 ans de Trésors de référence à zéro voire négatifs, en tendance lourde et longue baissière, il est difficilement imaginable que cette situation puisse perdurer.

Au pire, le pire est pensable, imaginable, concevable avec un tsunami bancaire, un €ffondrement du château de cartes des méga entités surendettées.

Les Marioles de la BCE n’ont manifestement aucune conscience de la gravité de ces problèmes monétaristes ni même de leur existence…

Ils persistent à croire qu’en proposant aux banques des prêts portant sur des centaines de milliards d’euros à des taux d’intérêts quasiment à zéro, ces banques les prêteront à des investisseurs (entreprises et particuliers) alors qu’ils savent pertinemment que ces banques redéposent ces centaines de milliards à la BCE, ce qui ne produit aucun effet positif, évidemment car en absence de croissance, les investissements sont logiquement au plus bas, même si les taux d’intérêts sont eux aussi au plus bas.

Leurs propositions sont d’ailleurs totalement illogiques car, en induisant des taux négatifs, ils mettent en difficulté les banques et tout le secteur financier au sens large, avec en particulier les assureurs et les caisses de pension (dans les pays comme la Suisse où les systèmes de retraites sont basés sur ce principe).

Cette hypertrophie en M1 est très certainement provoquée par les politiques gouvernementales dites d’aides sociales financées par l’endettement supplémentaire d’Etats déjà surendettés et qui consistent en fait à distribuer démagogiquement en masse de l’argent non gagné.

En effet, s’il est logique de s’endetter pour financer un investissement en bien durable, un endettement ne doit pas financer des dépenses de consommation.
Ce sont les revenus d’un travail (c’est-à-dire une production de richesse supplémentaire) qui doivent financer de telles dépenses courantes.

Evidemment, il est inenvisageable pour des hommes (et des femmes) politiques de mettre fin à un système généralisé d’assistance, sauf rarissimes exceptions comme en Allemagne.

Dans ces conditions, il est compréhensible que les bons spéculateurs et en particulier les Américains considèrent que l’avenir de la vieille Europe continentale est particulièrement inquiétant, même pour eux.

Pour l’instant, tout va bien, pas de tsunami, l’avenir et la quiétude de la nomenklatura des hommes (et des femmes) politiques est assuré.

16 réflexions sur “Q€ : 1an et échec total”

  1. Draghi sait tout ca mais ils tentent de faire partir la machine,sauf qu’il faut un choc pour faire repartir une machine a l’arrêt.
    Ce choc viendra de la rue s’il ne vient pas du système bancaire.

  2. bonjour.
    un retour aux monnaies nationales ne pourraient elles pas régler une partie de cette hypertrophie ? une hypertrophie dévaluée serait peut etre moins grave ?

  3. Bonjour,

    La déflation dans laquelle on est rentré ne peut -elle pas régler le problème ?
    Cette déflation est représentée par des surcapacités de production, pléthore d’offre pour peu de demande (travaux du bâtiment en particulier très flagrant en ce moment), concurrence des pays à bas coûts, etc…

  4. Ce qui est quasiment sûr c’est que les fondamentaux européens sont catastrophiques et que dans ces conditions là la prochaine crise financière sera dévastatrice pour l’€URSS.

  5. bonsoir.
    tant que l’allemagne tient il ne devrait rien se passer.elle tient à elle seule tous les clubs meds de l’espace euro , sa balance commerciale positive contrebalance les déficits des piggs…

  6. Former Fed President: “We Injected Cocaine And Heroin Into The System To Create A Wealth Effect”

    Just two months ago, former Fed President Dick Fisher admitted that “The Fed front-loaded an enormous market rally in order to create a wealth effect.” Today he is back, taking a victory lap onthe 7th anniversary of the crisis lows by explaining, rather stunningly, to CNBC that “we injected cocaine and heroin into the system” to enable a wealth effect (that he admits did not work, despite its success in raising asset prices), and “now we are maintaining it with ritalin.” Fisher also confirmed his previous warning that “The Fed is a giant weapon that has no ammunition left.”

  7. 1- La bulle de dette publique :

    Italie : dette publique de 2192,001 milliards d’euros, soit 134,6 % du PIB.

    L’Italie est en faillite.

    2- La bulle de dette privée :

    Les banques italiennes ont dans leurs livres 202,05 milliards d’euros de créances irrécouvrables.

    Les banques italiennes sont en faillite.

    Mercredi 9 mars 2016 :

    Plus de 202 milliards de créances douteuses de banques en Italie.

    Le montant brut total des créances douteuses des banques italiennes a encore augmenté en janvier pour atteindre 202,05 milliards d’euros, contre 200,94 milliards d’euros le mois précédent, montrent les données publiées mercredi par la Banque d’Italie.

    Ce montant a progressé de 9% sur un an en janvier, après + 9,4% en décembre.

    Lisez cet article :

    ALERTE : l’effondrement des banques italiennes menace de faire plonger dans le chaos le système financier européen.

    Le système bancaire italien est une « Tour de Pise » qui pourrait littéralement s’effondrer à tout moment. Et comme les banques italiennes commencent à tomber comme des dominos, cela déclenchera une panique financière dans toute l’Europe comme nous ne l’avons jamais vu auparavant.

    http://www.businessbourse.com/2016/03/09/alerte-leffondrement-des-banques-italiennes-menace-de-faire-plonger-dans-le-chaos-le-systeme-financier-europeen/

  8. encore plus de QE !

    la banque centrale va muscler à partir d’avril son vaste programme de rachats de dettes, le “QE” pour “Quantitative Easing”, en rachetant jusqu’à 80 milliards d’euros de titres chaque mois, contre 60 milliards jusqu’à présent, et ce jusque mars 2017.

    Au total, en deux ans, la BCE aura déboursé d’ici là à ce titre 1.740 milliards d’euros. La palette des titres éligibles aux rachats de dettes a été élargie pour inclure des obligations émises par des entreprises de la zone euro – à l’exclusion des banques.

    Un nouveau programme de prêts géants pour les banques complètera le dispositif.

  9. Bonjour

    “Ce sont les revenus d’un travail (c’est-à-dire une production de richesse supplémentaire”

    La productivité n’est-elle pas liée à la robotisation et l’informatisation? et non plus au travail??

    1. Les robots et l’informatiques sont des outils ayant nécessité un investissement. Ce sont donc du capital. La France a beaucoup moins de robots que les autres pays européens faute d’investissement.

  10. cette nouvelle baisse des taux et celles qui adviendront permettra aux états endettés de continuer la politique des déficits et dettes à gogo.Je me demande si la politique de Draghi ne serve exclusivement les états.les autres explications n’étant que des détails…(relance de la consommation par le crédit,investissements..)

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