Réussite historique de la politique monétariste de la Fed

La politique monétariste menée par la Fed est une réussite historique !

En effet, ce dernier mois d’avril est le 67° mois consécutif de créations d’emplois

Document 1 :

qui n’ont jamais été aussi nombreuses aussi longtemps (sans interruption) dans l’Histoire récente des Etats-Unis, c’est-à-dire depuis l’après-guerre,

Document 2 :

Depuis deux ans, mai 2014, le nombre d’emplois aux Etats-Unis bat de nouveaux records chaque mois,

Document 3 :

Depuis le début des années 60, le nombre d’emplois est sur une tendance longue ascendante régulière avec des accélérations anormales qui sont résorbées par des crises plus ou moins fortes,

Document 4 :

C’est là le résultat de la politique monétariste pertinente menée par la Fed…
En effet, après avoir fait éclater la bulle dans l’agrégat monétaire M3-M2, les fondamentaux ayant été restaurés (l’argent étant redevenu sain), l’Amérique profite des bulles monétaires qui se sont développées chez ses principaux partenaires et concurrents, japonais, européens et chinois qui constituent en quelque sorte un volant d’inertie qui ralentit la reprise de la croissance américaine comme le montre clairement l’évolution des rendements des bons des Trésors : les rendements des Notes à 10 ans sont tombés aux alentours de 2 % au lieu de fluctuer normalement autour de 3 %,

Document 5 :

L’hypertrophie de certains agrégats monétaires hors des Etats-Unis crée des désordres qui y bloquent la croissance à zéro, ralentissant ainsi les débouchés des entreprises américaines, y freinant ainsi la croissance qui reste non inflationniste comme le montre l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans qui a baissé aux alentours de 100 points de base au lieu de fluctuer dans une bande verte supérieure,

Document 6 :

Ce même écart entre les rendements des bons du Trésor allemand à 10 ans et à 2 ans plonge surtout depuis le début de 2014 pour tendre dangereusement vers zéro, ce qui correspondrait à une crise profonde…

Document 7 :

… car les rendements du Bund sont sur une pente baissière longue depuis le mois de juillet 2007, miraculeusement sauvés des eaux par les membres du FOMC le 28 avril 2015, en survie depuis cette date,

Document 8 :

Le Schatz n’est plus un trésor depuis qu’il a sombré en territoire négatif à la mi-août 2014,

Document 9 :

Comme je l’ai écrit depuis un certain temps : la croissance dans la vieille Europe continentale est maintenant irrémédiablement et durablement bloquée comme le montrent les rendements des bons à 30 ans du Trésor allemand qui sont inférieurs à… 1 % !

Document 10 :

Les marchés de l’obligataire public sont à la base de tous les autres marchés. Ce sont là les indicateurs précurseurs parmi les plus fiables.
Une pentification de la courbe des taux anormalement basse est toujours annonciatrice d’une absence de croissance, et inversement…

La politique monétariste menée par la Fed a permis de casser les cycles qui se sont succédé au cours des décennies passées. C’est une réussite historique !

20 réflexions sur “Réussite historique de la politique monétariste de la Fed”

  1. Vous êtes le seul à dire que l’économie américaine va très bien …

    Les USA ont une croissance démographique, normal de voir des créations d’emplois.

    Des gars comme David P Goldman ou Charles Gave, pas de communistes de la première font le constat opposé :

    http://atimes.com/2016/05/trump-sanders-hofer-and-kahn-as-the-four-horsemen/

    http://institutdeslibertes.org/point-sur-leconomie-americaine-et-consequences-pour-les-elections-a-venir/

    Alors cher monsieur, pourquoi toujours pas de remontée de taux ?

    1. @ Kaiser : inutile pour la Fed de remonter les taux puisque la stagflation globale (europe, japon, brics) aide à contenir l inflation US dans la bande des 2%.

      La strategie US consiste å calmer les bulles, tuer tous les paradis fiscaux, afaiblir les nations non alignees (guerres civiles + baisse des matieres premieres + ascendance du droit international versus les zètats de droit).

      On le voit : les US maitrisent aussi bien la geopolitique que le monetarisme.

      We need you ? We lead you !

      1. La croissance US comme l’inflation US s’aplatissent, les taux 0 permettent une allocation du capital désastreuse et entraînent des bulles (Tesla, Amazon …) et des survalorisations (S&P500 en général).

        1. @ Kaiser :
          – avec tout le respect que je porte à mon prochain
          – et particulièrement à tout lecteur assidu du blog de ce cher JPChevallier,
          – et en toute humilité, étant conscient de ma grande inculture,
          – et loin de tout esprit polémiste, donc en toute amitié,
          je vous livre mon point de vue sur votre dernier post sous la forme de 2 remarques :
          – Lieux commun : ce que vous évoquez au sujet des taux plats + monétisation = bulle su valorisation : ok, sauf que c’est un discours d’économiste comptable fort répandu dans les média (99% des zéconomistes dans le monde)
          – Vérité factuelle : une puissance comme les USA n’a pas à souffrir de considérations comptables : quand on a LA monnaie, L’armée, LA justice pour soi… on est leader et on le reste !

          cf par exemple un post récent très concret, sans verbiage, très explicite, sur le sujet « Le dollar US et le grand découplage » (forum monétaire de genève)

          Amicalement

  2. Quelque chose m’échappe… Le rendement du bund 30Y allemand est en baisse depuis 2008 alors que l’indice obligataire du concerné est en hausse constante depuis 2000 ???

  3. Pourriez-vous détailler la répartition de ces emplois créés ?
    Par secteur ?
    Par durée effective de travail hebdomadaire ou mensuelle ?
    Par répartition d’âge ?
    Par salaire ?
    .
    .
    .

          1. Je n’y vois aucun détail quant aux répartitions par durée effective de travail hebdomadaire ou mensuelle, ni par répartition d’âge, ni par salaire.

  4. bonjour.

    le vrai point de repère sur l’emploi ne serait il pas le rapport entre le nombre de personnes qui travaille et le nombre de personnes en age de travailler ? cette statistique aurait le mérite de ne pas résonner exclusivement sur des chiffres tributaires de faits contextuels comme la non inscriptions au chômage par les sans emploi eux mêmes etc.. ? ,merci

    sinon je trouve des points de convergences dans les analyses de mrs Chevallier et Gave en ce qui concerne l’avenir de l’économie US.Mr Chevallier voit un ralentissement à cause entre autre de la faiblesse de l’Europe alors que Mr Gave voit dans ces indicateurs une possible récession US à venir.Ma question est « est ce que le ralentissement de Mr Chevallier va se transformer en récession de Mr Gave ? »Une recession US « normale » serait peut être soutenable pour les US mais aurait des implications économiques terribles pour les pays du club med.

  5. Une récession US avant même d’avoir normaliser sa politique monétaire serait terrible même pour les US, il se retrouverait complétement désarmer sans aucun levier au niveaux des taux pour relancer l’économie

  6. bonjour. J’entends dans nos chers médias que Donald Trump aurait la préférence de la classe moyenne américaine mécontente de son sort. est ce une rumeur pour idiots utiles ou bien est la réalité ? est ce économiquement fondé ? merci

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