UBS 1° trimestre 2013

Les dirigeants d’UBS tentent d’assainir la situation en augmentant le montant des capitaux propres réels (les actifs dits tangibles) et en diminuant le total des dettes et bien entendu du bilan.

Document 1 :

UBS2012 Q12012 Q22012 Q32012 Q42013 Q1
1 Assets1 365,841 412,041 366,141 259,231 213,84
2 Equity53,22654,71648,06545,89547,239
3 Preferred st-----
4 Goodwill9,3459,7546,6326,4616,705
5 Tangible eq43,88144,96241,43339,43440,534
6 Liabilities1 321,961 367,081 324,701 219,801 173,31
7 Leverage (µ)30,130,43230,928,9
8 Tier 1 (%)3,33,33,13,23,5

Sommes en milliards de francs suisses.

Avec un leverage de 28,9 en nette baisse par rapport au trimestre précédent, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour respecter les règles de prudentielles de bonne gestion édictées par ce bon vieux Greenspan (un leverage inférieur à 10) car il faudrait pour cela augmenter les capitaux propres de 70 milliards de francs suisses !

Document 2 :

Cliquer ici pour lire le rapport financier du dernier trimestre.

7 réflexions sur “UBS 1° trimestre 2013”

  1. Je suis un peu perdu quant à la solidité des banques suisses et de la BNS.

    J’ai relu les différentes notes de M. CHEVALLIER sur le pays et ses banques.

    En synthèse, “si j’ai bien tout lu Freud” comme disait Coluche:

    + les banquiers suisses restent les meilleurs au monde
    + à l’exception notoire d’UBS et de Crédit Suisse
    + les grandes banques suisses (il y a deux ou trois ans) étaient très exposées aux économies des pays d’Europe de l’Est, donc avec une volatilité importante

    + la BNS a fait le peg avec l’EUR, pour soutenir son industrie exportatrice
    + ce peg a pour conséquence d’affaiblir très fortement le bilan de la BNS, car cette dernière a dû acheter des obligations étatiques en EUR, en particulier de la France. Il remplit cependant bien sa fonction pour l’instant, car le taux reste au-dessus de 1.20.

    + la taille des banques est très importante par rapport aux finances du pays

    + si la Suisse conserve son image de coffre-fort refuge, en cas de crise grave, il y aurait afflux massif de capitaux vers le Suisse.

    En secouant tout ça au shaker, je ne sais plus si placer son argent en Suisse est une bonne chose ou non.

    Les petites banques suisses sont-elles plus pérennes que les grandes banques allemandes?

    Elles sont plus solides, mais pas sauvables par leur état. L’état devra s’occuper d’UBS et de Crédit Suisse avant tout. De plus, avoir son argent en CHF expose au risque de change.

    A contrario, les banques allemandes sont moins solides, mais sauvables au pire par nationalisation (même si bail-in fort pour les déposants).
    Il n’y a pas a de risque de change négatif. Au mieux, les comptes seront convertis en nouveaux Deutschmarks; au pire il resteront en EUR.

    Que penser?

    Je soumets à votre sagacité un scénario en cas de problèmes en Suisse. Est-il réaliste?

    1) bail-in “individualisé” banque-à-banque pour toutes les banques suisses en risque de faillite, comme prévu par la FINMA
    2) pour les banques encore trop faibles suite au premier bail-in (en particulier Crédit Suisse et UBS), soutien complémentaire de la de la BNS.

    La BNS aurait-elle les reins assez solides pour cela?

    La grande inconnue reste l’afflux ou non de capitaux vers la Suisse en cas de crise aigüe.

    J’avoue avoir du mal à cerner les grandes masses.

    Merci d’avance pour vos commentaires.

    1. En gros, je suis d’accord. L’afflux d’argent en Helvétie n’est pas un danger, et il ne manque qu’une centaine de milliards de CHF pour renforcer les 2 moutons noirs (les petits Suisses paieront)

  2. Bonjour,
    En parlant des banques suisses, si vous avez des économies à placer en Suisse, je vous invite à visiter http://www.swissbankequity.ch où j’ai entamé un listing des banques suisse selon leur solidité en utilisant la méthode proposée par JPC. Vous aurez l’occasion de constater que JPC dit juste et qu’il existe de nombreuses banques solides et bien gérées!

    En phase de démarrage, toutes vos remarques pertinentes sont les bienvenues!

    Cordialement,

    swissbankequity.ch

    1. Merci pour le classement.
      Il est intéressant par sa large palette.
      Il faut le tempérer fortement, si l’on regarde le hors bilan. (Ex: banque Thaler).

  3. Vers une nouvelle monnaie européenne.

    Sur son blog, l’économiste Yanis Varoufakis souligne l’importance historique du document de la Bundesbank publié dans le journal Handeslblatt. Ce document de la Bundesbank montre que l’Allemagne est en train de suivre une Grande stratégie :

    l’Allemagne souhaite créer une nouvelle monnaie, qui réunirait tous les pays situés à l’est du Rhin et au nord des Alpes.

    La monnaie actuelle, l’euro, resterait la monnaie des pays d’Europe du sud et de la France.

    Lisez cet article :

    Faites votre choix, cher lecteur : voyons-nous une Grande erreur de la Bundesbank ? Ou alors une Grande stratégie, dont l’objectif est d’aboutir à une nouvelle monnaie à l’est du Rhin et au nord des Alpes, nouvelle monnaie inutilisée par les pays en déficit et par la France ? Je sais sur quelle interprétation je parierais de l’argent.

    You take your pick, dear reader: Do we behold a Bundesbank Grand Error or a Grand Strategy, the purpose of which is to bring about a new hard currency east of the Rhine and north of the Alps, unencumbered by the deficit countries and France? I know which interpretation I would place money on.

    http://yanisvaroufakis.eu/2013/04/27/intransigent-bundesbank-mr-jens-weidmanns-surreptitious-campaign-to-bring-back-the-greater-deutsch-mark/

    Rappel des chiffres du chômage en Europe :

    1- Médaille d’or : la Grèce. 27,2 % de chômage.

    2- Médaille d’argent : l’Espagne. 26,7 % de chômage.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. 17,5 % de chômage.

    Et les pays qui ont le moins de chômage ?

    24- Pays-Bas : 6,4 % de chômage.

    25- Luxembourg : 5,7 % de chômage.

    26- Allemagne : 5,4 % de chômage.

    27- Autriche : 4,7 % de chômage.

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