Gos banques : ça va mal en février !

Ça va de plus en plus mal pour nos Gos banques : elles ont été obligées d’augmenter leurs emprunts à la Banque de France de 37,7 milliards depuis le 6 janvier au titre des certificats de dépôt qui atteignaient 304,540 milliards d’euros hier jeudi 6 février, dernier chiffre publié,

Document 1 :

La nomenklatura des Gos banques avait réussi à donner l’illusion d’un rétablissement en 2013 mais la barre critique des 300 milliards vient d’être franchie,

Document 2 :

Les mécanos de la Générale ont emprunté de 2,6 milliards d’euros supplémentaires pour survivre hier ! … etc.

Document 3 :

BNP a une ardoise de 36,7 milliards, plus de 38 milliards pour BPCE-Natixis, 20,6 milliards pour les mécanos de la Générale et… beaucoup pour les péquenots du Crédit qui bricole,

Document 4 :

Les Français ne se rendent pas compte de l’énormité de ces sommes !
Par ailleurs, les Marioles de la BCE fournissent à nos Gos banques un certain nombre de milliards d’euros en toute discrétion (les chiffres et les noms des établissements ne sont pas communiqués).
La vie est belle pour les banksters ! … qui n’ont pas confiance en eux comme le montrent ces chiffres, alors que, curieusement, leurs clients ignares leur font confiance, pour le moment du moins.
L’annonce de la fin des rachats mensuels de 85 milliards de dollars de titres par la Fed provoque un choc qui aura des effets inattendus.
Les personnes qui lisent mes articles auront peut-être été les premières à être informées, dès le début, d’un point important des futures grandes turbulences possibles
.

Cliquer ici pour voir les chiffres de la Banque de France d’où sont tirées ces données.

18 réflexions sur “Gos banques : ça va mal en février !”

    1. Ils essaient de survivre, et en particulier en se soutenant en rachetant leurs actions dans les fonds qu’ils gèrent pour faire monter les cours.
      Toute nomenklatura tente de survivre collectivement.
      Pour l’instant, ça marche !

  1. “Les Français ne se rendent pas compte de l’énormité de ces sommes !”

    Les affaires à chiens sont les affaires à chiens et les affaires à chats sont les affaires à chats.

    Perso, ce n’est pas ma tasse, mais je suis ces affaires de Banksters depuis les années 1980… Pas nouveau ces petites combines entre amis, c’est même devenue une norme.

    Le plus plus rigolo, c’est qu’ils utilisent les mêmes combines que lorsque nous jouions au Monopoly avec ma petite sœur quand nous avions 7-8 ans. Et vous savez comment cela finissait si les parents n’étaient pas là ? Bon, je ne vous fais pas le dessin d’un crépi de chignon.

    Eh ben, avec vos banksters, c’est pareil. Un petit suicide par ici, une fenêtre mal fermée par là, une balle perdue, un jeu sado-maso qui tourne mal, bref ces gens nous ont prouvé qu’ils ne manquaient pas d’imagination pour nettoyer leurs agences. Les pompiers vont encore devoir éteindre des incendies.

    Alors non, Monsieur Chevallier, les Français ne sont pas dupes, mais dupés. Ce n’est pas la même chose.

    Mais le plus grave, c’est l’impuissance de la société civile (les parents) à faire appliquer les règles. Vive l’anarchie.

  2. En Allemagne, à Francfort, la Banque Centrale Européenne mène une politique monétaire parfaitement adaptée … à l’Allemagne.

    Dès sa naissance, l’euro était une monnaie allemande, acceptée par l’Allemagne à condition qu’elle soit adaptée à la démographie de l’Allemagne, à condition qu’elle soit adaptée à l’économie de l’Allemagne, à condition qu’elle serve l’intérêt national de l’Allemagne.

    Dès la naissance de l’euro, l’Allemagne a toujours imposé une politique monétaire adaptée à l’intérêt national de l’Allemagne.

    Quant aux élites des autres pays européens, elles acceptent de suivre la politique de l’Allemagne.

    La politique de l’Allemagne consiste à défendre l’intérêt national de l’Allemagne, et les élites françaises acceptent de suivre la politique de l’Allemagne.

    Comme d’habitude.

    La video dure 3 minutes :

    https://www.youtube.com/watch?v=SB4YWntTnZI

    1. Merci BA, pour cette vidéo affligeante.

      Il manque cependant les déficits cumulés de la France en comparaison avec les excédents cumulés de l’Allemagne. Heureusement, Mr Chevalier nous propose régulièrement ces petites comparaisons… 🙂

      Au plaisir de vous suivre, partout…

  3. Pourquoi vouloir tirer des informations du volume d’émission réalisées pendant une semaine ou un mois ….. et ne rien dire du volume de certificat arrivant à échéance (et donc remboursés) durant la même période ?

    Les seuls chiffres qui mériteraient un commentaire, ce sont ceux de l’évolution du montant des encours.
    Hélas, à ce niveau, vous n’évoquez que l’évolution du total, et pas celui banque par banque.

    Par ailleurs, l’information réellement pertinente devrait inclure les autres financements que ces mêmes banques ont pu obtenir, auprès d’autres organismes, car parler juste des certificats de dépôt, c’est se contenter d’une petite partie de la situation globale, et ça ne permet en rien de conclure quoi que ce soit.

  4. Lundi 3 février 2014 :

    Deutsche Bank : “We’ve created a global debt monster” (“Nous avons créé un monstre de la dette mondiale”)

    “Nous avons créé un monstre de la dette mondiale, qui est maintenant si grosse et si importante pour le fonctionnement du système financier et de l’économie que les défauts ont été de plus en plus minimisés par des réponses politiques manquant d’agressivité. C’est sans doute trop tard pour changer de cap maintenant sans d’énormes conséquences.”

    (déclaration de Jim Reid, stratégiste de la Deutsche Bank)

    http://www.zerohedge.com/news/2014-02-03/deutsche-bank-weve-created-global-debt-monster

    Dette publique du Japon : 240 % du PIB, soit plus de 1,1 million de milliards de yens.
    Dette publique des Etats-Unis : 17 321 milliards de dollars.
    Dette publique de l’Allemagne : 2126 milliards d’euros.
    Dette publique de l’Italie : 2068 milliards d’euros.
    Dette publique de la France : 1900 milliards d’euros.
    Dette publique du Royaume-Uni : 1431 milliards de livres sterling.
    Etc.

    Les obligations d’Etat forment des bulles qui deviennent de plus en plus colossales.
    Les bulles obligataires deviennent de plus en plus gigantesques.
    La question est donc :
    “QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ?”

  5. Mr Chevallier,
    Vous êtes une référence pour moi depuis que je connais votre blog il y a maintenant plus d’un an !
    Mais je suis ravi que vous deveniez une référence pour de plus en plus de monde,
    Ainsi, je vous mets le lien d’un article où vous êtes cité,
    http://www.contrepoints.org/2014/02/10/156151-pierre-moscovici-menteur-face-a-marine-le-pen?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook
    J’en suis heureux que le travail que vous faites soit enfin reconnu !
    Merci pour tout ce travail et continuez à nous informer…
    Cordialement,
    Fred

  6. Les banques italiennes ont dans leurs livres 149,6 milliards d’euros d’actifs pourris, soit 9 % de l’ensemble des crédits.

    Les banques espagnoles ont dans leurs livres 192,504 milliards d’euros d’actifs pourris, soit 13,08 % de l’ensemble des crédits.

    Lundi 10 février 2014 :

    L’Italie se déchire sur le traitement de sa crise bancaire.

    La banque centrale évoque la création d’une «bad bank». Le gouvernement s’y oppose.

    Ignozio Visco, le gouverneur de la Banque d’Italie, a avancé ce week-end l’idée de créer une structure de défaisance sous le contrôle de l’État (une bad bank dans le jargon des investisseurs anglo-saxons) destinée à débarrasser les banques du pays d’une partie de leurs mauvaises créances. L’objectif est d’alléger les bilans des grandes institutions financières italiennes afin de leur permettre de participer davantage au financement direct du système productif.

    Cette thérapie de choc n’est pas du goût du premier ministre Enrico Letta, qui la juge «contre-productive» et redoute une nouvelle dégradation de la note du pays par les agences de notation.

    Après deux décennies de quasi-stagnation, et deux années de récession, l’économie italienne a besoin de ressources pour faire repartir l’investissement. Les marges bénéficiaires des entreprises sont au plus bas et sans une reprise significative des prêts bancaires, l’activité n’a aucune chance de repartir de l’avant.

    Deux pays de la zone euro, l’Espagne et la Slovénie, ont déjà eu recours à ce type de structure, avec des résultats probants sur l’amélioration des bilans bancaires et surtout sur l’augmentation des distributions de crédits dans chacun de ces pays.

    Les banques italiennes se trouvent, elles aussi, confrontées à une forte augmentation de leurs créances douteuses. Celles-ci atteignent, selon l’Association des banques italiennes, 149,6 milliards d’euros, soit 9% de l’ensemble des crédits, ce qui les situe à un niveau proche des sommets atteints fin 2008, au plus fort de la crise financière ayant suivi la faillite de la banque Lehman Brothers.

    Rappel :

    Le montant des créances douteuses en Espagne est au plus haut depuis… 1962.

    Ces créances, surtout présentes dans l’immobilier, s’élevaient à 192 milliards d’euros en novembre.

    Le volume des créances douteuses des banques espagnoles continue de gonfler. Ces créances, surtout présentes dans l’immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), s’élevaient à 192,504 milliards d’euros en novembre, soit un taux de 13,08%. Ce qui représente 1,5 milliard de plus qu’en octobre, lorsque leur taux avait atteint 12,99%.

    Indice de la vulnérabilité des banques, les créances douteuses ont commencé à grimper dans le bilan de tous les établissements financiers du pays après l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/20140117trib000810197/le-montant-des-creances-douteuses-en-espagne-est-au-plus-haut-depuis-1962.html

  7. Lundi 10 février 2014 :

    «Certaines banques européennes n’ont pas d‘avenir»

    Danièle Nouy, présidente du mécanisme de supervision bancaire européen, estime que certains établissements ne passeront pas l’audit de santé qui se déroulera cette année. Il faudra alors organiser leur faillite ordonnée.

    «Nous devons admettre que certaines banques n’ont pas d’avenir» confie l’ancienne haut fonctionnaire de la Banque de France, au Financial Times. Selon elle, ces tests de résistance européens – stress tests – ne seront crédibles auprès des investisseurs internationaux qu’à la condition qu’ils épinglent les banques les plus faibles.

    La présidente du Mécanisme de supervision unique reconnaît que l’ensemble des banques du Vieux Continent ont fait des efforts depuis l’éclatement de la crise financière afin de consolider leurs bilans. Mais, dans les cas où ces efforts ne suffiront pas, il conviendra alors d’organiser des faillites ordonnées.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/02/10/20002-20140210ARTFIG00139-certaines-banques-europeennes-n-ont-pas-d8216avenir.php

    Lundi 27 janvier 2014 :

    Les banques européennes ont une insuffisance de fonds propres d’environ 84 milliards d’euros au total, selon une information parue lundi dans l’hebdomadaire allemand WirtschaftsWoche, qui cite une nouvelle étude de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE).

    Crédit agricole a le déficit de capitaux le plus important, de 31,5 milliards d’euros.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/20140127trib000811970/les-banques-europeennes-ont-besoin-de-84-milliards-d-euros-de-fonds-propres.html

    Un rapport de l’OCDE vient de faire état d’un manque de fonds propres des banques européennes de 84 milliards d’euros. Sur ce montant le Crédit Agricole représente un montant de 31,5 milliards, soit un peu moins de 40% de toute l’Europe. Cette situation fragilise à la fois le système bancaire français et l’union bancaire européenne.

    http://finance.blog.lemonde.fr/2014/01/31/4123/

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